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Combien gagne-t-on dans… le juridique et fiscal ?

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L'année 2018 confirme la croissance régulière des salaires du secteur juridique et fiscal qui deviennent de plus en plus attractifs.

Le marché juridique et fiscal est en croissance continue depuis quelques années. Les salaires y sont élevés et, pour beaucoup de fonctions, sont à la hausse. Les entreprises, qui doivent faire face à de nombreuses contraintes légales, sont en effet de plus en plus amenées à développer des stratégies de compliance et RGPD. Elles font donc appel à des juristes pour veiller à leur conformité aux impératifs légaux imposés. Il est donc aisé pour les juristes de trouver un travail : « plus de 90 % des candidats en process ont deux ou trois pistes sérieuses en parallèle », affirme l’étude PageGroup 2018.

Ainsi, de par leur rôle central de chef d’orchestre des affaires juridiques et fiscales de l’entreprise et leur position hiérarchique, les fonctions de direction juridiques peuvent prétendre à des salaires allant jusqu’à 400.000 euros par an pour le secrétaire général d’une grande entreprise. De leur côté, les responsables/directeurs juridique, fiscal et compliance touchent un minimum de 50.000 euros par an en PME et de 90.000 euros par an en grande entreprise.

Très réglementés, les milieux bancaire, financier, de l’assurances, de la santé et pharmaceutique sont les plus concernés par la croissance du marché juridique et fiscal. Les salaires des juristes de ces secteurs s’inscrivent dans une fourchette entre 85.000 euros et 95.000 euros par an, à partir de 15 ans d’expérience. Plus particulièrement, le salaire d’un juriste bancaire se situe entre 80.000 euros et 90.000 euros par an, à partir de 15 années d’exercice.

Moins élevés que ceux du juridique, les salaires du paralégal s’échelonnent entre 60.000 euros et 70.000 euros par an à partir de 5 ans d’expérience. Cela s’explique par la capacité des fonctions juridiques à coupler les travaux touchant purement aux dossiers juridiques des entreprises à des tâches administratives (les entreprises étant de plus en plus en enclines à déléguer leurs tâches administratives à des spécialistes).

Les salaires des juristes spécialisées évoluent donc à la hausse. Sans surprise, la rémunération du juriste compliance figure parmi les plus élevées : entre 100.000 euros et 120.000 euros par an avec 15 années d’expérience ou plus, et sa tendance est exponentielle. Il faut reconnaître que son rôle est essentiel puisque le juriste compliance identifie et analyse le risque de non-conformité de l’entreprise aux réglementations juridiques et fiscales. Et joue un rôle d’information et de formation vis-à-vis de ses clients internes.

Les juristes NTIC voient, eux aussi, leurs salaires augmenter en raison des nouvelles préoccupations générées par l’essor du numérique : ils peuvent gagner jusqu’à 100.000 euros par an à partir de 15 ans d’expérience. Ce sont eux qui veillent à la conformité de l’entreprise à la législation des technologies de l’information et à la défense de ses droits dans ce domaine.

Autre profil à avoir le vent en poupe : le juriste spécialiste des M&A. en raison de la reprise des opérations de fusions et acquisitions. Son salaire augmente pour se situer entre 90.000 et 110.000 euros par an dès 5 années d’exercice.

Enfin, le recrutement temporaire ou management de transition devient de plus en plus courant sur le marché juridique et fiscal. Comme l’explique l’étude de rémunérations PageGroup 2018, « cette hausse des besoins temporaires est notamment, mais pas exclusivement, due à l’arrivée de nouvelles contraintes juridiques très encadrées type compliance ».

Clémentine Babin-Heynard

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