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CommunicationGestion des ressources humaines

Œuvrer pour le bien-être de ses collègues au travail : un vrai métier !

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Cette profession gagne à être connue, si ce n’est pas déjà le cas : le Chief Happiness Officer (CHO) met tout en œuvre pour qu’au sein de l’entreprise, travailler rime avec bien-être.

Alors que certains n’y voient qu’un métier de plus parmi les nouvelles tendances à la mode, d’autres, comme des dirigeants d’entreprises du CAC 40 mais aussi des PME, n’ont pas hésité à franchir le pas en embauchant un Chief Happiness Officer (CHO) avec, pour credo, de replacer l’humain au centre de l’activité.

Pour nous parler de ces personnes qui travaillent dur à notre bonheur : Angelika Mleczko, consultante CHO et experte de la qualité de vie au travail (QVT) auprès des entreprises.

Angelika Mleczko, quelles sont les fonctions du CHO ?

A.M. : L’objectif du CHO consiste à favoriser le lien entre les collaborateurs et leur entreprise. C’est un facilitateur, un médiateur, un fédérateur et un révélateur de talents. Facilitateur car il permet aux collaborateurs d’aller plus vite en leur faisant découvrir et utiliser des technologies et des méthodes inédites de travail. Voire des pratiques conciliant corps et esprit (sophrologie, méditation, yoga…). Ensuite, médiateur car le CHO vise aussi à trouver un consensus en cas de conflits. Fédérateur lorsqu’il parvient à sortir ses collègues de leur zone de confort et à les accompagner au changement. Enfin, révélateur de talents car on constate souvent que les individus ne s’expriment pas sur leurs fonctions et tâches. Grâce à des ateliers transverses, le CHO les amène à travailler en collectif afin de se découvrir mutuellement et de révéler ainsi des compétences humaines et techniques inattendues, potentiellement utiles à l’entreprise.

On comprend bien le rôle stratégique du CHO au sein de l’entreprise. Mais un RH ne remplit-il pas déjà ce type de mission ?

A.M. : Les RH sont aujourd’hui submergés par l’administratif. Ils sont de moins en moins sur le terrain et souvent plus en lien avec leur direction qu’avec leurs collègues. Sans compter que leur fonction de gestion des RH (qui peut les conduire à sanctionner, voire à licencier) ne favorise pas la proximité avec le personnel. À l’inverse, le CHO constitue un atout sur des missions de terrain : il peut faire remonter des informations, mettre en place des mesures de prévention… Tout en restant neutre et en rapprochant direction et salariés.

Qu’est-ce qui pousse aujourd’hui une entreprise à embaucher un CHO ?

A.M. : Avoir recours à un CHO, c’est comprendre les enjeux de la qualité de vie au travail. Réaliser qu’employer les individus sous pression bloque la collaboration, la créativité et la qualité des projets. Car le manque de temps, de moyens et de soutien conduisent les salariés à se désengager vis-à-vis de leur fonction et de leur employeur. Lorsque la dégradation des relations gagne l’ensemble de l’entreprise, absentéisme, turn-over, burn out et accidents du travail ne sont jamais très loin ! Ainsi, une direction qui ne s’inquiète pas du bien-être de ses salariés passe à côté de ce qu’elle cherche : la fameuse performance !

En pratique, quelles actions le CHO va-t-il mettre en place ?

A.M.. : Toutes actions qui vont contribuer à créer du lien au quotidien dans l’entreprise telles que l’accueil des nouvelles recrues, l’organisation d’événements (soirées, déjeuners, ateliers de coaching, témoignages d’experts et de personnalités…) ou encore l’aménagement d’espaces. Le CHO va également prendre soin de ses collaborateurs via le sport, la nutrition et la santé. L’accompagnement des managers, en particulier, va aussi le mobiliser et le conduire à engager des actions de formation et de sensibilisation.

Quel profil doit-il avoir ?

A.M. : Le CHO est avant tout une personne qui se connaît bien et a effectué un développement personnel pour pouvoir naturellement interagir avec son prochain. Des qualités humaines sont réellement indispensables comme l’écoute des autres, le sens du relationnel, la curiosité, le partage et surtout la bienveillance ! Par ailleurs, le CHO doit avoir une bonne connaissance des outils digitaux et disposer d’une boîte à outils afin d’animer des événements ou ateliers pratiques en formation. Il doit également savoir travailler en mode projets via des plateformes collaboratives (comme Slack ou Yammer). Enfin, familier de l’éco-système du bien-être au travail, il sait s’appuyer sur les communautés existantes, telles que le Club des CHO, le Lab RH, la HappyTech ou encore la Fabrique Spinoza.

Pour finir, Angelika, vous intervenez en tant que formatrice. Quels conseils donnez-vous le plus souvent aux personnes qui souhaitent devenir CHO ?

A.M. : Je les invite à oser l’authenticité : faites ce que vous dites et dites ce que vous êtes ! Il est important de se connaître et de s’assumer. Je leur conseille également d’oser être la meilleure version d’eux-mêmes. S’améliorer et se changer pour entraîner naturellement les autres au changement. Et être toujours en mouvement pour dynamiser les gens afin qu’ils se réalisent !

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