Vente - Relation client

Le « business developper », un poste stratégique pour l’après-coronavirus

Le métier de business developper pour sortir de la crise sanitaire

Tendance – Rompu à l’usage des outils numériques, ce commercial « augmenté » a pour principale mission de rapporter du chiffre d’affaires. Mais il a bien d’autres cordes à son arc…

C’est le métier qui a affiché la plus forte croissance annuelle l’année dernière : +12 %, selon Pôle Emploi et LinkedIn, loin devant le « data scientist », le « community manager » ou encore le « product owner ».
Pour la sortie de crise sanitaire, dont la date est plus qu’incertaine, le « business developper », sorte de commercial nouvelle génération , va devoir relever ses manches. « Il en manquerait 200.000 en France. Or, c’est LE poste stratégique, puisque c’est lui qui saisit les opportunités de business et rapporte du chiffre », résume Marie Taquet, présidente fondatrice d’IconoClass, une école de vente d’un nouveau genre qui garantit un CDI à la sortie.

Un métier en pleine évolution

  • Premier élément qui différencie radicalement le « business developper » du VRP à la papa : son vernis 2.0. « Il est rompu à l’usage des outils qui permettent de répondre à la nouvelle donne en termes d’instantanéité, d’agrégation des data, de démarche collaborative, d’industrialisation du reporting, etc… », détaille l’ex-chasseuse de têtes qui, à moins de vingt-cinq ans, a décidé de créer un modèle d’enseignement alternatif.
  • Selon elle, l’autre caractéristique de ce spécialiste du développement commercial est sa capacité à nouer des partenariats. « C’est une femme ou un homme de réseau qui développe le business non seulement par la prospection et la vente, mais aussi via des actions externes », dit-elle.

    Certes, le bon « business developper » a du bagou, mais son point fort est avant tout sa technique de vente. « Il faut arrêter avec le cliché du mec sympa aux dents blanches. C’est un métier qui nécessite des compétences « hard » et « soft » bien précises et très diverses, comme la parfaite compréhension de la stratégie, l’adaptabilité ou l’esprit conquérant », souligne Marie Taquet, sortie de son école de commerce déçue d’avoir investi « cinq années et 50.000 euros pour être à la tête de compétences obsolètes en un claquement de doigt ».

Apprendre à attirer ce profil

La vingtaine de futurs business developpers qu’elle accueille actuellement dans la deuxième promotion d’IconoClass était déjà, début février, dans le viseur de 400 recruteurs.
Aussi, Marie Taquet formule-t-elle quelques conseils à l’intention des entreprises désireuses de se rendre attractives : « Sur le volet numérique, il est pertinent de valoriser que l’organisation a déployé des solutions intuitives et à la pointe. Pour ce qui est de la rémunération, il est bon de rappeler que ces profils apprécient le variable déplafonné », détaille-elle.

Enfin, elle estime qu’il ne faut pas hésiter à les challenger, « à condition que ce soit toujours dans la bienveillance », via la « gamification » et des compétitions occasionnelles. « Par exemple, en offrant un bon restaurant à celui qui décroché le plus important volume de rendez-vous avec des prospects dans la journée », propose Marie Taquet, ajoutant qu’une reconnaissance régulière de ces talents est justifiée, dans la mesure où c’est le business développer qui permet à l’entreprise de vendre ses produits, et donc de se développer.

JULIE LE BOLZER

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