Prise de parole en public
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Les 8 erreurs à proscrire lors de vos prises de parole en public

Prise de parole en public

La prise de parole en public est toujours un moment important en entreprise. Et même si vous connaissez votre sujet sur le bout des doigts, certains détails de présentation peuvent vous faire rater cet exercice.

Pour vous aider à briller, identifions les erreurs les plus courantes.

1ère erreur : Abuser des tics de langage

Toutes vos phrases sont ponctuées de “donc”, “je veux”, “voilà” et “euh” ?  Ces répétitions servent généralement à nous rassurer et à prendre un temps de réflexion, le problème c’est que ces petits mots agissent comme des parasites sur notre discours. Mieux vaut remplacer ces tics de langage par de courts moments de silence et de respiration

Si vous avez préparé votre présentation à l’écrit, vous devez la modifier pour que les structures de phrase soient adaptées à l’oral.

2e erreur : Faire des gestes inappropriés

Lors d’une incongruence, le non-verbal compte pour 90% de la communication. On a donc plutôt intérêt à prêter attention aux gestes, postures et mimiques qui peuvent desservir une prise de parole. Exit les bras croisés, synonymes de fermeture, les épaules avachies qui laissent croire que vous êtes coupable ainsi que les sourcils foncés, emblèmes du mécontentement. La gestuelle est porteuse de sens, elle doit donc être calme, souple et suffisamment discrète pour ne pas entraver votre message

3e erreur : Multiplier les mots galvaudés

“Un facteur de succès”, “une stratégie ambitieuse”, “un plan d’action”… Éviter d’utiliser des expressions abstraites ou génériques, entendues à chaque présentation en entreprise. Car le risque, c’est que votre intervention devienne creuse. Croire qu’il suffit que votre voix emplisse l’espace pour exister aux yeux de l’auditoire est une erreur. Les belles phrases vides de sens dénotent un manque de contenu et laissent penser que vous n’êtes pas compétent.

4e erreur : Parler d’une voix monocorde

Il faut toujours parler pour le dernier rang. En plus de travailler sa diction, mieux vaut s’entraîner à faire porter sa voix avant de prendre la parole en public. Puisque celle-ci prend sa source dans l’abdomen, il convient de respirer largement et de vider complètement l’air de vos poumons pour la rendre plus puissante. Cela vous permettra, par la même occasion, de changer de tonalité au fil de votre présentation.

5e erreur : Utiliser des sous-entendus

Ils sont sources de malentendus. L’adage “Si cela va sans dire, cela ira encore mieux en le disant” résume parfaitement l’idée qu’il faut ici retenir. Plutôt que de partir du principe que votre audience maîtrise déjà votre sujet d’intervention, mieux vaut s’en assurer en vous exprimant le plus clairement possible et en débutant votre présentation par un rappel des faits, par exemple. D’autant plus si votre cible n’est pas issue du même sérail que vous.

6e erreur : Délaisser son auditoire

Vous entendez des chuchotements au fond de la salle ? C’est un signe que l’intérêt du public commence à s’émousser. Pour que votre assemblée boive de nouveau vos paroles, il existe plusieurs astuces. Il est possible de créer des ruptures de rythme en faisant intervenir la salle, par le biais d’une séance de questions-réponses. Mener un sondage ou raconter une anecdote peut également capter l’attention de votre assemblée.

7e erreur : Regarder ses notes

Durant votre intervention, votre regard doit être tourné vers l’assemblée, non vers vos notes ou votre support Powerpoint. Si votre audience est restreinte, le mieux est d’essayer de regarder tous les membres. Dans le cas inverse, lancez successivement des regards vers différentes zones de la salle. Il est par exemple possible de prendre trois points d’appui dans la salle comme des personnes que l’on connait et de s’ancrer du regard durant votre présentation.

8e erreur : Utiliser pour un style littéraire

Vous ne parlez pas de la même manière que vous écrivez. Ainsi, même si vous avez préparé votre présentation à l’écrit, vous devez la modifier pour que les structures de phrase soient adaptées à l’oral. Il faut avoir recours à une syntaxe claire et précise ainsi que des phrases courtes, plus compréhensibles par le public. Avec un plan de bataille en tête : convaincre, étonner, rassurer, toucher.

 Guillaume Rousseff

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