Les DRH et le prélèvement à la source
Gestion des ressources humaines

Prélèvement à la source : trois recommandations pour bien communiquer

Les DRH et le prélèvement à la source

Pour éviter les questions, voire les critiques des salariés en janvier 2019, une campagne de communication s'impose au sein de l'entreprise, mais savamment dosée.

Malgré l’importante campagne d’information lancée par l’administration fiscale avec la déclaration de revenus 2018, les services des ressources humaines ne manqueront pas, dès janvier 2019, de se heurter aux questions, voire aux critiques des salariés. « Le prélèvement à la source aura une incidence directe sur leurs salaires nets, rappelle Emmanuel Prévost, directeur du pôle veille juridique d’ADP France. Aussi est-il prudent de veiller à les sensibiliser. » Voici trois recommandations pour passer au mieux  cette étape délicate.

#1 Eviter de se substituer à l’administration fiscale

« Le seul interlocuteur du salarié pour ses impôts reste l’administration fiscale, alerte Jacques Guillot, directeur des ressources humaines de Ramsay Générale de Santé. En aucun cas l’entreprise ne doit se substituer à elle. Les situations personnelles, par exemple, sont de son ressort. » Le leader français de l’hospitalisation privée restera donc « à sa juste place », insiste son DRH, y compris dans sa communication en direction des salariés. « Même ce sujet appartient aux services fiscaux ! » La communication sera « simple et légère », afin d’apporter aux salariés  une bonne compréhension du système du prélèvement à la source et de la structure de leur rémunération.

#2 Préparer une simulation au dernier trimestre

La « préfiguration » sur le bulletin de paie ou sur un document joint sera possible pour les revenus versés à compter de septembre ou octobre 2018, avec les taux de prélèvement réels. « Une simulation est le meilleur moyen de sensibiliser avec pédagogie les salariés », estime Emmanuel Prévost, directeur du pôle veille juridique d’ADP France. « Une préfiguration va permettre aux services du personnel de vérifier la justesse des calculs mais aussi leur impact social », appuie Françoise Breux, directrice de projet pour le prélèvement à la source d’ADP France. « Nous lancerons une simulation dans quelques-uns de nos établissements, annonce pour sa part Ramsay Générale de Santé. Ceci afin d’écouter les éventuelles remarques des salariés, puis d’affiner notre discours et notre communication. »

#3 Choisir le moment le plus opportun pour communiquer

« Rien ne sert de courir ; il faut partir à point », juge Jacques Guillot. Chez Ramsay Générale de Santé, la campagne de communication sur le prélèvement à la source ne commencera qu’à la rentrée, bien après celle de l’administration fiscale. « Il est essentiel de bien gérer le moment du démarrage », insiste le DRH. Cette campagne sera double : à destination des salariés, mais aussi du management, du comité d’entreprise et des autres instances représentatives du personnel. Pour ce faire, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a publié plusieurs supports de communication destinés aux chefs d’entreprise, aux services de ressources humaines, comptables et paie, ou aux salariés. « Nous allons aussi proposer à nos clients des affiches, des modèles de mails, et des documents d’information à joindre aux bulletins de paie, dans les coffres-forts électroniques, lorsque les salariés les utilisent, ou dans des envois sous enveloppe », détaille Françoise Breux, chez ADP France.

Géraldine D’Auvergne

Laisser un commentaire